mercredi 29 novembre 2006
No comment
Par kadi, mercredi 29 novembre 2006 à 08:48 :: En vrac
Les commentaires sont rétablis, enfin je crois. Une victoire de plus sur l'adversité.
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mercredi 29 novembre 2006
Par kadi, mercredi 29 novembre 2006 à 08:48 :: En vrac
Les commentaires sont rétablis, enfin je crois. Une victoire de plus sur l'adversité.
vendredi 24 novembre 2006
Par kadi, vendredi 24 novembre 2006 à 10:15 :: Impressions
Ben tiens, ce ne serait pas déjà la fin novembre qui pointe son vilain pif d'hiver?
Il y a comme une petite tristesse qui me colle aux doigts.
Je n'ai pas d'admiration futile pour les gens célèbres, nous sommes tous célèbres et misérables. Mais ceux qui nous font rire, ceux qui nous réunissent, ceux qui nous rapprochent, nous remplissent peu à peu de souvenirs. De ces souvenirs d'un autre temps. De ces souvenirs d'enfant.
Alors bien-sûr, le jour où ils partent, ils nous séparent un peu.
Comme ça, l'air de rien, on revoit à ces soirées au cinéma avec ses parents, et même si c'était il y a vingt ans, c'est tout d'un coup si loin. Comme un coup de vent sur une petite flamme qui tremble. Cette page se tourne et n'en finit pas de tourner encore et encore. C'est à pleurer.
Je n'aime pas l'hiver.
vendredi 6 octobre 2006
Par kadi, vendredi 6 octobre 2006 à 15:44 :: L'avis de famille
Qu'est-ce qu'il y a dans un sac d'école en fin d'après-midi, disons vers 16.00 ?
Des livres ? Ouais, parfois.
Des bonnes notes ? C'est possible.
Des trucs à manger ? Ouais, si t'as choisi de donner une pomme ou un truc sain le matin, c'est pas impossible que ça soit rapporté le soir.
Des invitations à des anniversaires ? Ouais, ça y en a. Et pas qu'un peu. Si j'étais invité aussi souvent, je pourrais m'appeler Kadi-le-Jet-Setter.
Des invitations à des trucs que tu sais pas ce que c'est ? Ouais aussi. Sauf que tu sais pas ce que c'est:
Les enfants ont imaginé un jeu, ils ont décidé de se marier, ce vendredi. J'irai les chercher après l'école, nous ferons cela dans notre jardin. Je peux mettre à disposition des déguisements, mais ce serait bien si votre enfant pouvait apporter le sien...
Ah ouais, tranquille. Ma fille de 7 ans se marie. C'est bien, il était temps de la caser. Et puis c'est la mère d'une de ses copines de classe qui organise, c'est cool. En plus je ne la connais pas, c'est bien qu'elle se donne tout ce mal.
VVVLLLAMM. Ça fait toujours bizarre de tomber de sa chaise.
Non, non ça va, j'aime bien tomber de ma chaise de temps en temps, ça me fait faire un peu d'exercice.
vendredi 25 août 2006
Par kadi, vendredi 25 août 2006 à 12:50 :: En vrac
On a fait le tour ? Tout est prêt ? Le costume est bien mis, la chemise repassée ? Les chaussures, on change pas d'avis ? Et la cravate ? Elle est bien aussi la cravate, mais je crois qu'elle serre un peu.
Comment ça, on n'a rien pour mettre avec la robe ? C'est un peu tard, il me semble. On prendra cette petite jaquette. Voilà.
15 heures c'est tout de suite. Faut encore passer chercher le bouquet.
Et les alliances sont dans la poche aussi.
Bon, ben on va y aller, là. On va nous attendre.
vendredi 11 août 2006
Par kadi, vendredi 11 août 2006 à 16:27 :: En vrac
Oui, je me manifeste. Un peu. C'est qu'il s'est passé des trucs.
Vacances, déménagement et j'en passe. Des trucs qu'on ferait pas tous les jours (soit parce qu'on risquerait de s'y habituer soit parce qu'on ne le ferait simplement pas tous les jours parce qu'il suffit de les faire une fois pour s'en rendre compte). D'ailleurs il n'y a pas toujours d'explications rationnelles à ce qu'on dit.
Figurez-vous que je vais même me faire passer la corde au cou dans deux semaines.
Après je me repose, enfin je veux dire, je vais travailler comme une brute (parce qu'il faut bien rattraper tout ce que l'on n'a pas fait) mais ce sera davantage "comme d'habitude". Avec la corde en plus.
Mais il faut que je vous raconte.
Je travaille depuis la maison, ça vous le savez. Vous savez aussi que ceux qui ont la chance de passer plus de temps dans leur maison que les autres, savent ce qu'il s'y passe pendant que ceux qui n'y sont pas, n'y sont pas (justement). - je ne sais pas si d'avoir laissé ce blog en pause printemps/été m'a véritablement aidé à clarifier mes pensées - bref. Bon, je reprends. Hé bien qu'est-ce qu'il s'y passe, hein ? je vous le demande ?
Des téléphones qui sonnent. Toutes les deux heures. Madame Truc de l'institut de la force tranquille qui vend des brosses et des lotions miraculeuses pour les cheveux, par exemple. Que des trucs hyper amusants. Mais ça vous connaissez, vous avez sûrement les mêmes à la maison.
Non, ce qui est amusant c'est que dans mon nouvel immeuble, l'interphone de la porte d'entrée arrive pile sur mon téléphone. Ce qui fait que je ne sais pas si ça sonne de loin ou juste d'en bas de l'immeuble (c'est que ça sonne pareil et que les numéros sont cachés ou que je ne sais pas trop bien les lire). Résultats des courses: maintenant Madame Truc n'est plus à l'autre bout du monde avec ses brosses et ses lotions, elle est ICI, elle est en bas de ma maison. Elle me parle et si j'ai le malheur de ne pas être assez clair (c'est-à-dire d'être comme d'habitude), Madame Truc elle MONTE, elle ARRIVE, elle est déjà là, elle SONNE. Et ça va être difficile de faire croire qu'on n'est pas là. Faut dire qu'il y a du trafic et que la porte d'entrée finit toujours pas s'ouvrir parce que quelqu'un sort ou quelqu'un connaît quelqu'un qui veut des brosses et des lotions miraculeuses.
Faut donc être sur ses gardes.
Non parce que demander à quelqu'un qui vous appelle de loin, s'il n'est en bas de l'immeuble ça fait un peu bizarre.
- Euh monsieur, non, le principe du téléphone c'est qu'on peut casser les pieds des autres sans se déplacer, vous comprenez ?
En plus vous avez l'air d'une proie facile avec des questions pareilles. Faut faire gaffe.
Donc je veille au grain et je reste attentif au moindre bruit que j'entendrais à la fois de la fenêtre et du téléphone, comme un pétard qui exploserait subitement et sans raison devant la porte, comme une bombe à eau qui tomberait miraculeusement du premier étage (par exemple). Bref, en gros, il faut que je m'équipe et que je prenne l'habitude de balancer des trucs par la fenêtre et viser à l'aveugle l'entrée de l'immeuble à chaque fois que ça sonne.
C'est juste une petite discipline à avoir. Faut être un peu strict avec soi-même parfois.
vendredi 9 juin 2006
Par kadi, vendredi 9 juin 2006 à 17:58 :: En vrac
Les quelques semaines qui s'annoncent vont être difficiles.
Oui, je sais bien que l'intoxication a commencé il y a déjà deux ou trois mois, que progressivement c'est devenu comme une évidence, comme une épreuve attendue, mais là ça va vraiment être le plus dur.
On a tout eu. Les bouteilles de soda, les chips, les chaussures, la pâte à tartiner, les téléviseurs. Tout. Et puis aussi les drapeaux. Parlons-en des drapeaux.
Ouais, et ça commence maintenant. Pile dans deux minutes, on m'a dit. Pff.
Je suis foutu, je ne sais même pas ce que c'est qu'un hors jeu.
jeudi 1 juin 2006
Par kadi, jeudi 1 juin 2006 à 12:57 :: En vrac
Mon cochon d'Inde et moi, on attend l'été.
Il s'est installé dans sa cage, sur le balcon, il regarde le monde de haut (enfin c'est lui qui le dit, on est au rez-de-chaussée) et il bouffe des carottes.
Et moi je le regarde en me disant qu'il y a des gens qui mangent des cochons d'Inde.
L'été sera chaud.
mercredi 8 mars 2006
Par kadi, mercredi 8 mars 2006 à 00:50 :: En vrac
Bon, je vais faire mon intéressant et divertir un peu la galerie.
Vous avez remarqué comme tout va de travers quand tout va de travers ? Hein ? J'explique.
Imaginez que c'est dimanche matin, que vous vous levez, forcément fatigué, et que vous croisez un petit garçon d'environ un an et demi qui vous tire par le bras pour que vous alliez lui préparer des pancakes - vous n'auriez jamais dû commencer, le pancake c'est pas obligé, vous le savez, mais vous êtes plus malin que tout le monde.
Vous entrez alors dans une cuisine que vous auriez du ranger la veille et vous vous dites que ça commence mal. Ben ouais, faudra dégager l'accès. Et envisager aussi de faire une petite vaisselle sommaire, on ne s'en tirera pas comme ça. Et puis il y a aussi la machine à vaisselle à vider. Cette saleté de machine à vaisselle. Pff, QUELQU'UN POURRAIT VIDER CETTE P... DE MACHINE A VAISSELLE dans cette baraque, une fois, hein, je demande ? Ah oui j'ai oublié de dire que vous êtes de mauvaise humeur ce matin-là. Oh non, c'est pas de votre faute - vous êtes bien évidemment innocent sur ce coup-là - c'est juste qu'il neige comme jamais et que ce qui se prépare a tout l'air d'un sale dimanche en perspective. Et dire que vous aviez prévu d'aller vous luger comme des chefs à la montagne (dieu que la montagne est belle), quelle fraîche naïveté. Bref.
Bon, vous commencez par réunir les ingrédients, farine, lait, beurre, sucre, sel, oeufs, poudre à lever, enfin les trucs qu'il faut, au beau milieu de ce désastre ménager, de ce champ de bataille de casseroles, saladiers, en poussant par-ci, en poussant par-là. Vous mélangez ensuite tout ça rapidos en vous disant que vous viderez cette machine en même temps, que le petit a faim et qu'une fournée de pancake pour une rangée d'assiettes dans l'armoire, c'est possible aussi. Vous entreprenez donc tout simultanément, telle une puissante créature multi-tâches, perfection d'intelligence et d'humeur orageuse.
D'une rapide analyse de la situation, vous constatez que la machine à vaisselle est en bas et que l'armoire à assiettes est en haut. Donc, si vos calculs sont exacts, juste au-dessus de votre tête quand vous prenez les assiettes et au même niveau que votre tête quand vous les posez dans l'armoire. Pff, comme c'est fatiguant d'ouvrir et de fermer cette porte d'armoire et puis le petit râle et puis les pancakes brunissent bien vite dans leur poêle. Pourquoi pas la laisser ouverte, cette porte hein ? Ce serait plus simple. Voilà, comme ça. Votre tête descend, vous pensez aux pancakes, le petit vous tire le bras, vous prenez les assiettes, votre tête remonte, et... vous oubliez que la porte est ouverte. Dommage. Enfin surtout dommage pour votre tête parce qu’apparemment la porte en a vu d'autres. Saleté de porte, saleté de machine, saleté de cuisine, saleté de mauvaise humeur. Vous ne vous êtes pas loupé. Et puis ça saigne. Ouais, ça a fait comme un grand paf, puis plus rien, juste un truc incompréhensible qui est sorti de votre bouche, comme une grimace qui parle.
Bienvenue, vous vous enfoncez dans votre dimanche, ça sera votre punition pour mauvaise humeur qualifiée. Ça va chercher dans les 10 jours de pansement, ça.
Tiens c'est pas un de ces pancakes qui brûle ?
vendredi 20 janvier 2006
Par kadi, vendredi 20 janvier 2006 à 09:06 :: En vrac
Drôle à dire mais depuis la rentrée (oui, je suis rentré) je travaille à la maison. Tout ça parce que des managers peu scrupuleux ont choisi de délocaliser mon poste à 100 km de chez moi et que le petit kadi a dit (c'est bien de pouvoir la placer celle-là) pas question et que les managers sont revenus plus gentils et plus coopératifs et qu'ils ont dit d'accord pour travailler à la maison parce que sinon il y a rien qui marche. C'est une longue histoire. Bref, vous me croirez, vous me croirez pas, mais j'ai jamais eu aussi peu de temps pour m'occuper ce petit blog depuis que j'ai personne dans le dos.
D'ici une petite semaine je serai peut-être un peu mieux organisé...
jeudi 29 décembre 2005
Par kadi, jeudi 29 décembre 2005 à 13:36 :: En vrac
10 jours de vacances à la frontière russo-ukrainienne, départ cette nuit... 3 heures d'avion, 15 heures de train, ça me fera les pieds (glacés) et les joues rouges.
Where I end and You begin me trotte dans la tête. Je me demande comment on faisait avant d'avoir Radiohead.
Bonne année à vous !
Portez-vous bien.
mercredi 28 décembre 2005
Par kadi, mercredi 28 décembre 2005 à 23:57 :: Impressions
Je pensais que tout était bien tranquille, bien organisé, que rien ne pouvait se mettre véritablement en travers de ma route.
Ou plutôt je m'arrangeais pour ne pas porter trop attention à ce qui se passait derrière la limite, derrière ce qui m’apparut plus tard comme le mur de verre. J'ignorais même tout de ce mur à ce moment-là et de ce qu'il pouvait signifier. Oui, ce mur dont j'ai déjà parlé mais dont j'ai pris soin jusqu'ici de cacher les enjeux. Il n'avait simplement pas de portée dans mon existence alors bien réglée.
Jusqu'au milieu de cette année. C'est là que je l'ai vu. C'est là que je l'ai senti. Pour la première fois.
Personne ne sait de quoi sont faites les rencontres et les coïncidences : Un jour, une minute, un regard en croise un autre. Nous nous sommes retrouvés ainsi l'un à côté de l'autre, comme ça. Presque immobiles, observés, surveillés, dans des circonstances qui ne laissent pas de place aux écarts, aux changements de cap, mais avec, tout au fond, comme une petite lueur qui nous animait, elle et moi. Nous nous regardions nous-mêmes dans cette curieuse posture, attentifs aux moindres battements de cœur, à la plus petite hésitation. Mais le mur surgit du sol comme une vague, bouscula nos deux petites silhouettes comme des coquilles vides et se dressa entre nous. Il glissa comme un rideau de fer, n'arrêtant sa course qu'à la hauteur de nos visages. J'en senti le souffle tout proche, cette froideur minérale qui divise les êtres, sans mesure, sans distinction. J’ignorais qu'une telle force, venue de nous-mêmes, pouvait nous contraindre aussi violemment.
Je ne vis alors l'autre monde qu'au travers de la vitre. J'observais le visage sourire, le visage parler, sans écho, sans vertiges, comme un portrait figé allant de pauses en pauses. Et je voyais ce visage glisser si souvent derrière la paroi de verre. Je regardais ses yeux me fixer, sa bouche me sourire, nos mains s'effleuraient parfois, mais le visage restait parfaitement inaccessible, protégé par le mur de verre, un visage si proche, mais si loin de moi.
Le voir couler derrière la vitre provoquait parfois de petites brûlures ici, tout au fond, mais la vitre nous laissait aussi hors de portée, hors de danger.
Puis, au fil de jours, le mur se fit moins rigide, moins définitif. Je perçus alors, me sembla-t-il, de premiers craquements, de petits mouvements furtifs comme une vie qui s'accroche, qui subsiste.
Je pris peur. Le mur rassurait, évidemment, simplifiait, abrégeait les doutes et les souffrances.
Mais il nous laissait aussi, malgré nous, le temps de se connaître sans s'en rendre compte, tellement convaincus de ne prendre aucun risque.
Jusqu'au jour où il disparut complètement de ma vue. Je me retrouvai alors sans défense, maladroit, privé d'air, avec cette impression soudaine d'être proche de quelqu'un que je ne connaissais pas, de n'avoir aucune justification, aucune explication, aucune excuse, aucun alibi. La vitre était toujours là mais elle laissait désormais passer les courants, les parfums, les frissons, les vertiges.
J'eus tout d'un coup ce curieux sentiment d'appartenir à une autre vie. J'ignorais de quelle heure était ce démon et je me sentais bien seul, bien mal équipé pour l'affronter, si peu préparé pour trier le vrai du faux.
Pour mon malheur, les turbulences semblaient même se refléter dans la vitre, comme les signaux symétriques d'une douleur partagée. Les apparences sont souvent menteuses, et je savais cette vitre n'existait que dans ma tête, que tout ce monde n'était constitué que de petits riens ré-assemblés au gré de mes humeurs, de mes faiblesses, mais je ne comprenais pas ces phrases restées suspendues dans l'air, ces regards liquéfiés sous la paupière, ces silhouettes fuyantes, ces contacts inattendus, courageux, normalisés mais brûlants comme des étoiles. J’avais l'impression que nous n'étions qu'un mais que nous ne connaissions pas l'autre partie de nous-mêmes.
Le mur n'avait jamais laissé d'espace pour le dialogue, pour le partage des doutes et des craintes. Toute cette illusion s'était construite comme un mirage, solitaire et douloureux. Savoir ce mur affaibli, ralenti, dépassé, provoquait chez moi un terrible besoin de certitudes, d'assurances, de vérités; savoir, comprendre, pour ne plus tourner en rond, pour ne plus s'éparpiller dans d'impossibles conjectures, pour cesser la torture. Mais la vérité, si elle existe, si elle est possible, pouvait aussi coûter très cher et blesser plus qu'il n'en fallait. S'exposer est une manœuvre courageuse, terriblement honnête, mais formidablement suicidaire. S'interroger était déjà difficile à accepter, à envisager, alors se montrer sous un jour incongru, presque animal, pouvait tout anéantir, tout effacer, de part et d'autre des ruines de ce mur de verre. Jusqu’à ma propre vie. Le prix du vertige était bien élevé pour oser montrer ses limites et ses faiblesses. Triste obsession de la faiblesse, triste analogie entre sentiments et faiblesses.
Peut-être fallait-il alors attendre que quelque chose se passe, ou que quelque chose s'évanouisse, ou que le mur revienne enfin, reprenne sa place, solide et rassurant comme un rempart contre les doutes et les angoisses ? Feindre en quelques sortes de ne pas avoir remarqué ses limites, sa fragile frontière entre la vie qui grouille et la vie qui passe.
Et si tout cela s'effaçait ensuite, si tout cela redevenait comme avant ? Ce que j'avais vu, cette soudaine défaillance, cette étincelle, cette fièvre, resterait quelque part, bien cachée, comme un secret, comme une cicatrice qui me rendrait peut-être un peu plus solide, un peu plus sûr de moi, une autre fois.
lundi 26 décembre 2005
Par kadi, lundi 26 décembre 2005 à 11:40 :: En vrac
Je ne sais pas vous, mais je me fais littéralement envahir par des centaines de commentaires vantant les progrès de la médecine sur ce blog...
C'est toujours instructif de découvrir un nouvelle facette de l'imbécilité du bipède humain.
Bref, j'ai rajouté un plugin qui complique un peu la saisie des commentaires pour les humains et mis aussi deux-trois accessoires pour bloquer ces spammeurs automatiques.
Merci à Dash, du bon boulot.
En même temps, comme j'ai déjà pas beaucoup de commentaires sur ce site, je devrais peut-être passer dans le côté obscur...
mardi 29 novembre 2005
Par kadi, mardi 29 novembre 2005 à 09:51 :: Râleries
Imaginez que quelqu'un prenne un jour de congé pour aller décrocher des visas ou autres documents administratifs, avec toute sa famille, dans une ambassade située à 100 km de chez lui. Supposez ensuite que les conditions climatiques soient mauvaises, que la voiture dispose d'excellents pneumatiques, mais plutôt du genre de ceux qu'on utilise en été, que l'ambassade ne soit ouverte que le matin et que dans le meilleur des cas, il reste 10 minutes avant la fermeture pour remplir tous les papiers et faire la queue au guichet 3. Ça commence mal, faut le dire tout de suite.
Visualisez alors, les uns remplir ces formulaires, les autres chercher une place de parc, puis n'en trouver aucune et décider enfin d'attendre dans la voiture. Avec musique et feux allumés. Pendant 30 minutes. Puis regardez ce type tapoter sur son autoradio, quelle drôle de grimace. Tiens, plus de musique. Et puis aussi plus de lumière. Observez alors son regard quand il constate que sa voiture refuse de démarrer et qu'il s'est garé sur une plaque de glace qui lui ôte tout espoir d'utiliser les bonnes vieilles méthodes de dépannage.
Ne riez pas en voyant ce type attendre dans sa voiture que l'aide arrive, pendant que sa famille fait les magasins et goûte à toutes sortes de trucs chouettes. Il aurait dû manger quelque chose avant de partir. Il fait froid, c'est un homme blessé.
Supposez que tout finit par s'arranger, qu'il peut enfin passer une après-midi de congé presque normale. Enfin jusqu'à 16h00, jusqu'au coup de téléphone, jusqu'à ce qu'on lui dise que, vraiment, il n'y a que lui pour régler ce gros problème au bureau. A la poubelle le congé, on rentre à la maison.
Regardez-le ensuite, un peu plus tard, fatigué, aller chercher son enfant au cours de musique, vaguement soulagé d'avoir tiré son employeur de l'embarras. Il n'est plus que l'ombre de lui-même.
Observez-le alors s'immobiliser pour laisser passer un piéton et arrêtez-vous, vous aussi, un bref instant, pour écouter religieusement le bruit de la tôle qui se plie. C'est amusant comme le sort s'acharne sur ce pauvre homme : on vient d'emboutir l'arrière de sa voiture.
Ne le jugez pas, il a certaines raisons d'être de mauvaise humeur ce matin.
vendredi 25 novembre 2005
Par kadi, vendredi 25 novembre 2005 à 13:31 :: Râleries
En jetant un oeil sur les statistiques d'accès de ce site, je vois que quelqu'un est arrivé ici en tapant:
blog miserable
Ça fait plaisir.
Drôle de manière de fêter l'anniversaire de ce blog, je trouve.
mardi 22 novembre 2005
Par kriki, mardi 22 novembre 2005 à 16:57 :: Kriki vous dit
Et voilà que c'est encore l'animal domestique qui doit se bouger pour qu'un truc s'anime sur ce fichu site, c'est quand même un monde tout ça.
Je ne suis pas sur un plateau qu'on se le dise. Non, mais parce que d'abord, ils ont voulu déménager, faut que je vous raconte. Ils ont visité, ils ont re-visité, ils ont re-re-visité, même que la dame en a eu marre mais qu'elle s'est dit que si ça lui permettait de liquider son appartement, ça valait peut-être le coup de rester polie.
Et puis après ils ont hésité, évidemment, fallait les voir, à discuter pendant des heures, à se dire que oui c'est plus cher mais que oui c'est plus grand, et que quand même, et blabla... Bref, tout ça pour dire que finalement, après ces laborieuses transpirations cérébrales, c'est décidé, Monsieur et Madame ont décrété qu'ils n'allaient pas bouger d'ici. Moi je dis que c'était bien la peine d'en faire tout un foin.
Et puis je dois dire aussi que la dame elle était pas contente contente d'après ce que j'ai vu. Si elle revient avec une arme, ça risque d'être moche, je vous aurais prévenu.
J'espère juste qu'elle va pas prendre le cochon d'inde en otage.